Les taux de dépenses et de consommation pendant le Ramadan...Un puissant moteur pour les marchés et la production
Doha, le 25 mars /QNA/ Les taux de dépenses et de la consommation doublent chaque année pendant le ramadan, ce qui permet aux marchés locaux de prospérer. Le mois béni du jeûne stimule la croissance, comme l'ont confirmé les économistes en réponse à une question concernant l'impact économique du mois de jeûne posée par l'Agence de Presse Qatarie (QNA). Ils ont tous convenu que le Ramadan est un catalyseur de l’accélération de l’économie. En effet, la demande accrue de produits de base est un moteur pour les forces productives, qui ne vont pas s’interrompre, et qui ne seront pas du tout affectées par la nature et la durée du jeûne.
L’allure de la consommation pendant le Ramadan est devenue une source importante de dynamisme économique et un moteur pour le marché local. C’est l’occasion convenable qui permet de vendre les marchandises stockées avant le début du mois sacré, ce qui permet au commerce d’atteindre un bon revenu, ce qui entraine un résultat bénéfique pour ses composantes fondamentales. Il est particulièrement important que la production ne soit pas le seul moteur de l'économie, mais que la commercialisation des produits soit au premier plan. Cela ne peut se réaliser que par une forte demande de marchandises. C’est exactement ce que réalise mois de Ramadan.
Dès l’avènement du mois saint, le marché local, comme d'autres marchés arabes et islamiques, vit chaque année une énorme saison de consommation qui stimule l'ensemble de l'économie. Les pays peuvent investir des millions et peut-être même des milliards de dollars pour promouvoir leurs marchés inanimés afin d'échapper au cycle de la stagnation, de la croissance lente, de la déflation et d'attirer l'attention des consommateurs.
Les habitudes d'achat qui accompagnent le mois béni, comme les tables du Ramadan, les vêtements de l'Aïd et les cadeaux, stimulent généralement les performances de 8 secteurs principaux directement liés à l'événement. Le premier est, bien sûr, le secteur alimentaire, ensuite le bétail, les textiles et les vêtements, les cadeaux, les bonbons et les fruits secs, les hôtels, les restaurants, les salons de beauté et d'autres produits. Ces secteurs profitent globalement de la saison, leur chiffre d'affaires se multiplie, selon l'économiste, Mr Fawaz Al-Hajri qui a affirmé que le Ramadan a un effet bénéfique sur ces secteurs.
Al-Hajri a exclu que la politique de réduction du temps de travail puisse nuire à l'économie locale. Il a déclaré : "Le jeûne et sa durée n'ont aucune influence sur la productivité. Au contraire, le mois sacré est un accélérateur pour toutes ses opérations".
Il a fait référence à l'expérience de l'État de Qatar lors de la gestion de la pandémie de Covid-19 (Corona) et lors de l'organisation de la Coupe du Monde de Football de la FIFA, Qatar 2022 où le temps de travail a été réduit jusqu'à 80% et pourtant, les processus de production ont fonctionné sans problème. La réduction du temps de travail ne nuit pas à la productivité des employés, car c'est la même chose, que ce soit pendant le Ramadan ou à d'autres moments, c'est la concentration et la spécialisation qui sont les facteurs décisifs, et non le temps, comme certains le pensent.
Selon lui, la productivité est l'un des catalyseurs économiques, mais pas le principal, et pour qu'elle se poursuive, il est nécessaire de trouver des débouchés et des voies commerciales. Sinon, il y aura une accumulation puis une stagnation s'il n'y a pas de demande pour consommer la production.
Al-Hajri estime que le Ramadan a un impact bénéfique sur l'économie locale, car l'indice des " achats des consommateurs " s'améliore, la production de produits laitiers, de légumes, de fruits et de dattes augmente, ce qui développe l'activité du secteur des transports, des marchés de détail, et aussi les associations de consommateurs, et l'ensemble du secteur industriel.
Toutefois, il faut savoir comment gérer la consommation à long terme, d'autant plus que l'ampleur de la consommation pendant le mois de Ramadan peut déclencher des facteurs économiques tout au long de l'année. Dans ce contexte, l'expert et analyste financier, Mr Walid Al-Fuqaha a indiqué les effets positifs et immédiats du mois de jeûne sur les régimes économiques islamiques. Le plus important d'entre eux est le niveau élevé de dépenses des individus, qui augmente la demande de produits et stimule la croissance, en particulier compte tenu du fait que la plupart de nos secteurs économiques sont axés sur la consommation, ce qui soutient le secteur des nouvelles petites et moyennes entreprises, notamment dans les domaines de l'alimentation, des boissons, de la restauration et des services. Ces secteurs ont un impact général sur l'économie et apportent une contribution importante au produit intérieur brut.
Les économistes ont expliqué que l'impact du mois sacré de jeûne sur l'économie de chaque pays dépend, en effet, de sa structure économique existant.
La concurrence et les offres des fabricants, qui souhaitent encourager les citoyens à acheter leurs produits, peuvent les inciter à baisser leurs prix, en particulier pendant la deuxième moitié du Ramadan. Dans ce contexte, les économistes ont noté qu'une augmentation de la demande de biens et de services accélère la croissance économique et crée de nouveaux postes d’emplois, ce qui sert les entreprises, car l'augmentation des ventes leur permet d'obtenir des revenus plus élevés et donc de réaliser plus de bénéfices.
Le mouvement d'achat n'est pas le seul à s’épanouir pendant le Ramadan, car les influences de ce mois se reflètent directement sur toutes les économies des pays arabes et islamiques. L'homme d'affaires Hassan al-Hakim estime que le marché local poursuivra sa dynamique et doublera ses bénéfices durant ce Ramadan, grâce à la croissance record du mouvement d'achat.
Il a également indiqué que, dans la phase précédente, le travail à distance avait contribué à combler les entraves du progrès des processus de production et de leurs chaînes, et que la plupart des projets étaient désormais gérés électroniquement, y compris la conclusion de contrats, de transactions commerciales, etc. De ce fait, les projets ne sont plus liés aux heures et aux jours de travail, et que le travail était devenu plus flexible et plus rapide qu'auparavant.
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو