Troisième édition de la Coupe d'Asie au Qatar une empreinte qatarie et un saut quantique en matière d'installations sportives
Doha, le 9 mai /QNA/ L'État de Qatar renouera avec les grands rendez-vous sportifs en accueillant, du 12 janvier au 10 février 2024, la Coupe d'Asie, un événement qui réunira les géants asiatiques et les équipes les plus populaires.
En effet, la dix-huitième édition de ce tournoi arrive à un moment où un nouveau bouleversement se produit aux niveaux de l'organisation, des installations sportives et de la promotion de la Coupe. Ce changement traduit les capacités du football, le niveau technique et la culture des nations asiatiques, notamment en ce qui concerne le football.
L'originalité de Qatar réside dans sa capacité à apporter, à l'échelle continentale, une contribution qualitative au football, en termes de ressources humaines et de révolution technique, en plus de son impact qualitatif.
Parmi les exemples, on peut citer la technologie de détection semi-automatique du hors-jeu, qui fait appel, à l'aide de caméras spécifiques, à des techniques avancées générant automatiquement les lignes de hors-jeu, comme ce fut le cas lors de la Coupe du Monde.
Après avoir accueilli avec succès le plus grand événement sportif planétaire, à savoir la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022, entre novembre et décembre derniers, les regards se tourneront vers la "Capitale Mondiale du Sport" pour découvrir les nouvelles touches de créativité que le Qatar offrira au monde lors de la Coupe d'Asie en janvier prochain.
Pour l'État de Qatar, la nouvelle édition de la Coupe d'Asie revêt une grande originalité, étant donné que la sélection qatarie est tenante du titre de la précédente édition organisée aux Émirats Arabes Unis en 2019, d'où sa résolution de réussir une meilleure prestation technique afin de défendre son titre et d'en récolter un deuxième.
Le Qatar, compte tenu de l'Histoire de la Coupe d'Asie, enrichit considérablement le palmarès de la compétition en termes de concurrence, d'organisation et de liaison entre le passé et le présent de ce tournoi.
L’édition actuelle sera, en outre, la première à se dérouler dans des stades témoignant de la Coupe du Monde, et la deuxième depuis la création de la compétition avec 24 équipes, après celle de 2019.
En accueillant le tournoi pour la troisième fois, le Qatar a considérablement changé la donne, dans la mesure où la compétition est passée de 10 équipes en 1988, à 16 en 2011, puis à 24 en 2024.
Si le tournoi s'est longtemps déroulé dans un nombre restreint de stades, le Qatar lui a, en revanche, accordé davantage d’installations en annonçant la mise à disposition un total de huit stades, dont six avaient déjà accueilli la dernière Coupe du Monde, à savoir : Stade Al Janoub, Stade de la Cité Éducative, Stade Al Bayt, Stade Al Thumama, Stade International de Khalifa et Stade “Ahmad bin Ali” à Al Rayyan, auxquels s'ajoutent le Stade “Jassim Bin Hamad” au Club Al Sadd et le Stade “Abdullah Bin Khalifa” au Club Al Duhail.
Pendant 36 ans, la Coupe d'Asie a voyagé à travers les pays et est, par conséquent, devenue une source de gloire dans les archives de l'Histoire des champions, ainsi qu'une sorte d'honneur pour ceux qui ont tenté de la décrocher mais qui ont demeuré seconds.
Dès lors, l'édition qatarie du tournoi constitue une source de changement et de fierté pour le continent en termes de détails techniques, compte tenu du saut qualitatif qu'elle apporte à l'événement.
En 1988, le Qatar a accueilli la phase finale du tournoi pour la première fois.
À l'époque, la compétition ne comptait pas un grand nombre de sélections en lice pour le titre, et seule une dizaine de formations a disputé la phase finale, conformément aux règles de l'AFC en vigueur à cette date.
Ces équipes sont : Le Qatar, pays hôte, l'Arabie Saoudite, championne en titre, le Japon, l'Iran, le Koweït, la Corée du Sud, la Syrie et la Chine, les Émirats Arabes Unis et Bahreïn.
Seuls deux enceintes, le Stade “Hamad bin Khalifa” au Club Al Ahly et le Stade “Suheim bin Hamad”, également connu sous le nom de Stade Qatar SC, ont accueilli l'ensemble des matches du tournoi.
Les dix équipes étaient réparties en deux groupes, composés chacun de cinq. C'est la sélection saoudienne qui a décroché le titre, le deuxième trophée de son Histoire, après avoir battu la Corée du Sud aux tirs au but.
Entre le coup d’envoi et la clôture de l'édition 1988, 24 matches ont été disputés, au cours desquels 40 buts ont été marqués, dont trois inscrits par le joueur sud-coréen Lee Tae-Ho, qui a reçu le trophée du meilleur buteur.
Malgré le nombre d'équipes participantes, le niveau était remarquable tout comme la présence du public dans les stades “Hamad bin Khalifa” et “Suheim bin Hamad”, où les gradins étaient remplis à chaque rencontre dans une ambiance sportive distinguée. À la fin du tournoi, les supporters ont fêté le titre avec l'équipe saoudienne.
À l'époque, le tournoi avait enregistré la présence de sept arbitres venus de l’extérieurs du continent pour diriger les matches, à savoir de l’Angleterre, de la France, du Suède, de la Turquie, des États-Unis d'Amérique, de la Tunisie et de l’Algérie, en plus d'autres Asiatiques qui ont arbitré des matches dans une scène qui témoigne de la volonté de coopération entre les confédérations de l’Asie et celles d'autres continents. Dès lors, l'objectif était de pouvoir perfectionner dans le domaine de l'arbitrage.
En 2011, le Qatar a accueilli, entre le 7 et le 29 janvier, le tournoi pour la deuxième fois de son Histoire et a apporté une contribution significative en termes d'organisation, en tenant les matches dans cinq stades qui sont : le Stade International de Khalifa, le Stade “Jassim Bin Hamad” au Club d’Al Sadd, le Stade “Suheim bin Hamad” au Club de Qatar, le Stade “Ahmed bin Ali” au Club d’Al Rayyan ainsi que le Stade “Thani bin Jassim” au Club d’Al Gharafa.
Ces cinq stades ont permis d'accueillir 32 matches, auxquels 16 équipes du continent ont participé. Lors de ce championnat, l'État de Qatar a proposé un modèle d'organisation et de mouvement hautement professionnel, mettant en œuvre toutes les compétences nécessaires pour offrir une édition exceptionnelle sur tous les plans, tant organisationnel que technique.
Douze corps arbitrals composés de trente-six arbitres et de trois équipes réservistes, dont la plupart sont originaires du continent asiatique, étaient présents au tournoi.
L'édition 2011 a été techniquement couronnée de succès en termes de nombre de buts et de révélations.
Au total, 90 buts ont été marqués lors de cette édition. C'est le sud-coréen Ja-cheol Koo, auteur de cinq buts, qui a remporté le titre de meilleur buteur, tandis que la star japonaise Keisuke Honda a été sacrée meilleur joueur de cette compétition.
Cette édition a été marquée par une forte affluence du public, à savoir 12 666 supporters par matche, donnant au tournoi un aspect particulier.
Ainsi, en battant l'équipe australienne par un but à zéro en finale au Stade International de Khalifa, où se sont tenues les cérémonies d'ouverture et de clôture, ce sont les Japonais qui ont décroché leur quatrième titre de leur Histoire.
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