Le Secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) à QNA: Le soutien constant du Qatar a grandement facilité le travail de l'Organisation
Doha, le 26 février /QNA/ Son Excellence l'ingénieur Mohamed Hamal, Secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), a loué le soutien continu de l'État du Qatar envers l'organisation du GECF, soulignant son rôle crucial dans la facilitation du travail de cette dernière.
Lors d'un entretien détaillé avec l'Agence de Presse du Qatar (QNA), le Secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz a déclaré : "Comme vous le savez, le Qatar est le principal exportateur de gaz au monde. En tant que pays hôte et membre fondateur du Forum, lorsque les États membres ont décidé de le transformer en une Organisation à part entière en 2008, Doha a été choisi comme siège. En tant que pays hôte, il a apporté un soutien considérable pour faciliter son travail ", mettant en avant les infrastructures de qualité et les services disponibles à Doha.
Son Excellence a exprimé sa gratitude envers l'État du Qatar, dirigé par Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, l’Émir du pays, ainsi que pour le soutien continu de Son Excellence l'ingénieur Saad bin Sherida Al Kaabi, ministre d'État aux Affaires énergétiques.
Le Secrétaire général a également adressé ses félicitations à l'équipe qatarie pour sa victoire à la Coupe d'Asie 2023.
En ce qui concerne les principales questions à l'ordre du jour du prochain sommet du Forum, Son Excellence a mis en avant le succès du sixième sommet des Chefs d'État et de gouvernement, qui s'est tenu à Doha en 2022. Il a ajouté que le septième sommet se tiendra en Algérie le 2 mars prochain, et cela survient à un moment critique où les défis énergétiques ont atteint un niveau d'importance sans précédent, plaçant l'énergie au premier plan des préoccupations dans tous les pays.
Son Excellence a résumé les défis en soulignant la nécessité de trouver un équilibre entre les objectifs d'accès universel à l'énergie, la promotion du développement social et économique, tout en garantissant la sécurité, l'accessibilité et la durabilité de l'énergie. Cela englobe de nombreux domaines tels que la géopolitique, l'économie, les politiques énergétiques, l'investissement et le financement, la technologie, les transitions énergétiques et la préservation de l'environnement, a-t-il ajouté.
Il a déclaré qu’à la clôture du sommet, une déclaration, la Déclaration d'Alger, sera émise. Cette déclaration est élaborée par un groupe de travail spécialisé de haut niveau, composé de représentants des pays membres et présidé par l'Algérie.
Concernant le rôle du Forum par rapport à d'autres organisations intergouvernementales, il a souligné qu'il existe à la fois des similitudes et des différences expliquant que le Forum est unique en tant qu'organisation intergouvernementale se concentrant exclusivement sur le gaz naturel et en constante expansion.
Il a ajouté qu’au cours des deux dernières années, le Mozambique et la Mauritanie l'ont rejoint, portant désormais le nombre de ses membres à 19 et que le Forum a établi des accords de coopération avec de nombreuses organisations, notamment l'OPEP, l'Organisation latino-américaine de l'énergie, l'Institut de recherche économique de l'ANASE et de l'Asie de l'Est, le Forum international de l'énergie, l'Union internationale du gaz et la Commission africaine de l'énergie.
Son Excellence l’ingénieur Mohamed Hamal, Secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), a déclaré à QNA : "Nous avons l'intention de présenter de nouvelles perspectives mondiales en marge du sommet. Nous prévoyons une augmentation de 20 % de la demande en énergie primaire d'ici 2050, en raison de la croissance démographique prévue, estimée à 1,7 milliard de personnes supplémentaires à cette même échéance. Parallèlement, l'économie mondiale doublera également, soulignant que la demande de gaz naturel est en augmentation rapide, juste après les sources d'énergie renouvelables. Entre 2022 et 2050, nous prévoyons une augmentation de 34 % de la demande, bien que nous ne prévoyions pas un pic de la demande de gaz dans un avenir proche, sauf en Europe. Dans d'autres régions, la demande devrait continuer de croître, en particulier dans les pays en développement d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. Les principaux secteurs de croissance seront le secteur de l'électricité, suivi du secteur industriel. De plus, le gaz naturel jouera un rôle crucial dans la production d'hydrogène bleu. Il est important de souligner que le gaz naturel, propre, disponible et flexible, contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à favoriser le développement durable et la protection de l’environnement"
En ce qui concerne le volume des investissements, Son Excellence a souligné la nécessité de continuer à investir dans le gaz naturel, non seulement pour répondre à la demande croissante, mais aussi pour compenser le déclin naturel des gisements exploités, estimé à environ 4 % par an. Il a estimé les besoins d'investissement à environ 9 000 milliards de dollars d'ici à 2050.
À moyen terme, il a prédit une augmentation significative de la production de GNL, notamment entre 2026 et 2029, ce qui devrait suffire à répondre à la demande. Cependant, il a souligné que de nouveaux investissements seront nécessaires par la suite. Il a noté que l'appel à ne pas investir dans le gaz naturel est malavisé, car le manque d'investissement dans cette ressource ne peut que conduire à des pénuries d'approvisionnement, un retour à l'utilisation du charbon polluant et une transition énergétique chaotique. Ceci est particulièrement préjudiciable dans les pays en développement, qui ont besoin de financer leur développement social et économique et de fournir de l'énergie à leur population ; a-t-il ajouté.
En ce qui concerne la réponse du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) à la transition énergétique, le Secrétaire général a expliqué que les résultats de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28) sont très positifs pour le gaz naturel expliquant que le paragraphe 29 de l'évaluation mondiale reconnaît le rôle des carburants de transition pour faciliter les transitions énergétiques et maintenir la sécurité énergétique, en identifiant spécifiquement le gaz naturel comme l'un de ces carburants de transition.
Cette formulation expliqua-t-il est positive et souligne l'importance des technologies propres telles que le captage, l'utilisation et le stockage du carbone (CCUS), ainsi que de l'hydrogène bleu produit à partir du gaz naturel. En investissant dans les énergies propres et en les fournissant au monde entier, les pays du Forum contribuent à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre ; a-t- il ajouté. Cela implique de passer du charbon au gaz, du bois au GPL, de soutenir les sources d'énergie renouvelables intermittentes, de développer l'économie de l'hydrogène, de réduire le brûlage à la torche et les émissions de méthane, et de développer la technologie de captage, d'utilisation et de stockage du carbone (CCUS).
L’ingénieur Mohamed Hamal, Secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), a exprimé ses félicitations à Qatar Energy pour ses investissements considérables visant à répondre aux besoins croissants mondiaux en GNL tout en contribuant à la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il a également souligné les efforts de l'entreprise pour minimiser son empreinte carbone en améliorant l'efficacité énergétique, en éliminant le torchage systématique du gaz, en réduisant les émissions de méthane et en développant d'importantes capacités de captage et de stockage du carbone.
En ce qui concerne les facteurs les plus importants influençant le prix du gaz naturel au niveau mondial, l’ingénieur Hamal a expliqué qu'il n'existe pas de prix mondial unifié pour le gaz. Il a souligné que les prix sont déterminés par divers mécanismes, notamment en les reliant au pétrole et aux produits pétroliers, ou à d'autres points de référence, dans le cadre de contrats à long terme. Il a ajouté que les prix peuvent également être fixés dans des centres d'échange (hubs gaziers) ou par le biais de transactions de gré à gré et que cette diversité reflète la complexité du marché mondial du gaz naturel.
Il a également souligné les principaux facteurs influant sur les prix du gaz, tels que la dynamique de l'offre et de la demande, la croissance économique, les niveaux de stockage, les conditions météorologiques, la concurrence avec des sources alternatives comme le charbon, en particulier dans le secteur de l'électricité, les événements géopolitiques et la spéculation.
En concluant son entretien avec QNA, le Secrétaire général a rappelé le premier accord de vente et d'achat de gaz naturel conclu par la société algérienne Sonatrach et ELPASO en 1969 pour financer le développement d'usines de gaz naturel liquéfié (GNL). Il a souligné que les contrats à long terme sont devenus une caractéristique majeure des marchés du gaz naturel.
Il a expliqué également que les pays exportateurs de gaz utilisent ces contrats pour garantir la sécurité de la demande, assurer le financement et gérer les fluctuations des prix.
A ce propos il a affirmé : "Cependant, avec le développement des centres d'échange de gaz naturel, la part des contrats à long terme a progressivement diminué, bien qu'ils aient gagné en flexibilité. Depuis 2021, avec le retour de la sécurité énergétique au premier plan des priorités, on observe une reprise des contrats à long terme. Récemment, cinq nouveaux contrats GNL à long terme ont été signés. Cette tendance devrait se poursuivre à l'avenir. Actuellement, environ 70 % du GNL est négocié dans le cadre de contrats à long terme. "
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