Le Prix international Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani pou l’excellence en matière de lutte contre la corruption, vient renforcer les efforts mondiaux dans la lutte contre ce fléau
Doha, le 18 novembre /QNA/ Le Prix international d’excellence en matière de lutte contre la corruption, institué par Son Altesse le Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, incarne l’ambition de l’État du Qatar de bâtir un monde exempt de corruption tout en consolidant les initiatives internationales dédiées à ce combat à l’échelle globale. Depuis son lancement en 2016, cette distinction s’est affirmée comme une tribune mondiale célébrant les organisations, institutions et individus ayant contribué de manière exceptionnelle à la lutte contre la corruption, à la promotion de la transparence et au renforcement de la bonne gouvernance.
La huitième édition du Prix se tiendra demain, mardi, à San José, capitale de la République du Costa Rica, en partenariat avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. Les distinctions seront attribuées dans plusieurs catégories, notamment : Œuvre de toute une vie ou réalisation exceptionnelle dans la lutte contre la corruption, Recherche académique et outils pédagogiques pour combattre la corruption, Créativité et engagement des jeunes, Innovation ou journalisme d’investigation, ainsi que Protection des sports contre la corruption.
Le Prix international d'excellence en matière de lutte contre la corruption, institué par Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, revêt une portée mondiale significative. Il incarne un soutien déterminant aux efforts internationaux visant à combattre la corruption et à atténuer ses effets délétères, tout en mettant en avant la nécessité de renforcer la coopération entre les gouvernements, les organisations internationales et les ONG pour élaborer des stratégies efficaces de réduction de ce fléau.
Ce Prix réaffirme également l'importance des droits humains dans la lutte contre la corruption, ainsi que le droit fondamental de vivre dans un environnement exempt de corruption, quel que soit le domaine concerné : politique, économique, social, culturel, sanitaire ou autre.
Dans ce contexte, Son Excellence Dr. Mohamed bin Saif Al Kuwari, vice-président du Comité national des droits de l'Homme, a affirmé à l'Agence de presse du Qatar (QNA) que ce Prix revêt une importance majeure à l’échelle internationale, traduisant la volonté de renforcer la coopération mondiale dans la lutte contre la corruption. Il a souligné que, bien que tous les pays disposent de lois et de législations pour combattre ce fléau, la corruption continue de causer des préjudices considérables, affectant gravement les sphères politique, économique, sociale, éducative, sanitaire, et bien d'autres.
Il a également salué ce Prix comme une plateforme essentielle pour mettre en lumière les réalisations, qu’elles émanent d’institutions ou d’individus, dans ce domaine. Ces contributions, qualifiées d’innovations, devraient, selon lui, faire l'objet d'un programme visant à traduire les travaux primés dans toutes les langues du monde, afin de les documenter dans un livre ou sous forme de publications électroniques. Ces ressources constitueraient ainsi une référence précieuse pour les générations actuelles et futures dans la lutte contre la corruption.
Il a souligné que toutes les conventions régionales et internationales relatives aux droits de l’homme luttent fermement contre la corruption, celle-ci constituant une menace directe pour des droits fondamentaux tels que le droit à la vie, à l’éducation, à la santé, à la famille et au travail. La lutte contre la corruption s’impose ainsi comme une exigence d’envergure nationale et mondiale.
Lors de ses précédentes éditions, le Prix international d’excellence en matière de lutte contre la corruption, institué par Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a exercé une influence notable sur de nombreuses initiatives internationales et locales. Il a notamment permis de sensibiliser à la gravité du phénomène et à l’importance de le combattre, tout en valorisant les personnes et les institutions qui jouent un rôle déterminant dans ce domaine.
Le Prix encourage l’adoption de politiques plus transparentes et responsables, tout en renforçant la surveillance communautaire des institutions publiques et du secteur privé. Il contribue également à instaurer un environnement de saine compétition entre les individus et les organisations, favorisant ainsi une interaction positive accrue dans la lutte contre la corruption.
Dr Tariq Hamoud, professeur de sciences politiques à l’Université de Lusail, a déclaré que le Prix international d’excellence en matière de lutte contre la corruption, décerné par Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, incarne l’engagement du Qatar à soutenir les aspirations internationales pour un avenir meilleur. Ce Prix s’inscrit dans le cadre d’efforts sérieux visant à atteindre les objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies.
Il a déclaré à l’Agence de presse du Qatar (QNA) que la lutte contre la corruption constitue une étape essentielle pour instaurer la justice sociale et juridique. Elle se place au cœur des mécanismes visant à garantir la transparence dans les affaires, ce qui, en retour, améliore la performance globale des secteurs publics et privés ainsi que leur évaluation et leur crédibilité.
Il a souligné que, dans cette optique, le Prix reflète un engagement unique de l’État du Qatar à relever des défis dépassant largement ses frontières nationales. Cela illustre une initiative fondée sur l’implication du Qatar dans des rôles mondiaux, avec des dimensions et des intérêts humanitaires collectifs. Selon lui, de tels engagements internationaux ne peuvent généralement être envisagés qu’à travers une coopération bilatérale entre États et entités. Le Prix, par sa portée, agit comme un levier à impacts multiples, touchant l’économie, la société, la culture, le droit et l’éthique.
Par le biais de ce Prix, l’État du Qatar s’attache à appuyer les efforts internationaux visant à instaurer les valeurs de transparence et de responsabilité à l’échelle mondiale. La corruption, désormais considérée comme l’un des principaux obstacles au développement durable, constitue une entrave majeure au progrès des nations dans divers domaines.
Ce Prix prestigieux s’inscrit dans une vision globale de la politique étrangère du Qatar, qui place la lutte contre la corruption au cœur de ses priorités, tant sur le plan national que régional et international.
Dr Ahmed Qassim Hussein, chercheur et universitaire au Centre arabe pour la recherche et les études politiques, ainsi que rédacteur en chef de la revue « Arab Policies », a affirmé que le Prix international d’excellence en matière de lutte contre la corruption, institué par Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, dépasse la simple reconnaissance des efforts individuels et institutionnels. Ce Prix reflète l’engagement profond de l’État du Qatar envers les valeurs d’intégrité et de transparence, considérées comme les piliers fondamentaux pour bâtir des sociétés stables et justes.
Il a déclaré à l’Agence de presse du Qatar (QNA) que ce Prix porte un message essentiel : la lutte contre la corruption n’est pas une option, mais une responsabilité morale et humaine. Cette responsabilité vise à renforcer la confiance entre les peuples et leurs institutions, tout en œuvrant pour un développement durable qui assure justice et paix aux générations futures.
En honorant des individus, des organisations et des innovations ayant excellé dans la lutte contre la corruption, le Prix offre des modèles exemplaires à suivre et encourage des efforts concrets dans ce domaine. Il met en avant des approches innovantes tout en renforçant le rôle de la surveillance communautaire dans les secteurs vitaux touchant directement la vie des citoyens.
Dans cette optique, le Prix s’inscrit dans une vision ambitieuse affirmant que la lutte contre la corruption nécessite des efforts intégrés à tous les niveaux. Le succès repose sur une coopération continue et sur l’adoption de stratégies globales et robustes, capables de s’adapter aux défis complexes posés par ce fléau.
Dr Basil Salloukh, doyen associé du College of Social Sciences and Humanities et professeur de sciences politiques et de relations internationales au Doha Institute for Graduate Studies, a souligné que la corruption constitue l’un des principaux obstacles au développement et à la bonne gouvernance dans les pays du Sud. Il a rappelé que des études majeures sur l’économie politique du développement ont démontré comment la corruption déforme les plans de développement et les politiques publiques, entraînant des gaspillages injustifiés des ressources financières et une opacité au sein des institutions gouvernementales.
Il a ajouté que les pays du Sud ayant réussi à échapper au piège de la pauvreté pour devenir des économies productives doivent en grande partie leur succès à leur capacité à combattre la corruption et à opérer une transition du chaos institutionnel vers des institutions publiques professionnelles et rationnelles.
Il a souligné que c’est précisément là que réside l’importance du Prix international d’excellence en matière de lutte contre la corruption, institué par Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Ce Prix met en lumière ce défi crucial et honore les individus ayant consacré leur vie à la lutte contre la corruption.
Il a ajouté qu’il ne fait aucun doute que ce Prix illustre l’ampleur de la contribution du Qatar à l’instauration d’un changement positif à l’échelle internationale dans ce domaine. Il renforce les efforts mondiaux en faveur de la lutte contre la corruption tout en valorisant les initiatives internationales, sensibilisant davantage à l’importance des valeurs de transparence et de responsabilité dans divers secteurs.
English
Français
Deutsch
Español